Introduction

Introduction
Salut à tous, bienvenue sur mon blog.
J'
espère que ce que vous allez lire va vous plaire.
C'e
st une FICTION (je le précise une fois de plus) sur mon groupe préféré, les Tokio Hotel.
Bon
, ben voilà, bonne lecture.
Laissez des commentaires, ça m'encouragera à écrire plus vite.

PS : Les montages sont entièrement de moi, dites moi ce que vous en pensez.

PPS :
Les montages sont sous la protection du copyright, je tiens à être la seule à les publier. Merci de votre compréhension.



1000° commentaire de : Electrik

# Posté le mardi 20 février 2007 12:37
Modifié le dimanche 16 mars 2008 13:07

Chapitre 1

Chapitre 1
Maïly Peterson est une jeune fille de 16 ans qui vit en France, à Paris plus précisément avec ses parents. Elle est fille unique. Actuellement, elle est en fin d'année de première scientifique (elle veut faire des études de chimie plus tard pour travailler dans les cosmétiques ou les parfums peut être). Ses parents, Kimberley et Nicolas sont à la tête d'une petite fortune en tant que gérants de leur propre société, ils sont femme et homme d'affaires.

Notre histoire
débute un matin de la fin juin (le 26). Il est 10h00 du matin.
- Maïly !! Lève toi maintenan
t ! cria une voix venant du rez-de-chaussée.

Maïly ouvrit les yeux péniblement quand elle reç
u une puissante lumière dans l'½il, c'était un rayon de soleil qui perçait à travers ses volets clos. Un grognement s'échappa de ses lèvres : « Saleté de soleil ! ». Maïly n'était pas vraiment du matin...
Elle se dirigea vers sa salle de bain pour se doucher et se préparer. Quand e
lle arriva devant son grand miroir, elle s'aperçut que sa mine était vraiment affreuse et que sous ses yeux s'étendaient de gigantesques cernes « ça va pas être facile de masquer ces horreurs » dit elle en ouvrant les robinets de la douche. Le contact de l'eau chaude sur sa peau acheva de la réveiller... Maïly adorait l'eau, sous toutes ses formes. Lorsqu'elle sorti de sa douche, elle se regarda une deuxième fois dans le miroir. Elle paraissait beaucoup plus réveillée à présent, et ses cernes avait peut être même légèrement diminuées. Elle coiffa alors ses longs cheveux châtains naturellement méchés blond. Sa frange était particulièrement indisciplinée ce jour là... mais elle en vint quand même à bout. Soudain, un grand bruit provenant du rez-de-chaussée se fit entendre. Elle se figea devant sa glace, ses grands yeux vert émeraude écarquillés. Le rire mélodieux de sa mère lui parvint aux oreilles, tout allait bien. En passant devant son lit, elle se pencha vert une boule de poil blanche endormie sur son lit pour caresser son magnifique chat angora Oliver. Il ouvrit alors ses yeux, faisant apparaître deux tâches vertes dans son pelage immaculé. Il semblait lui dire « laisse moi dormir » il était son homologue animal, aussi peu du matin que sa maîtresse. D'un air tranquille, il regarda la longue et fine silhouette de sa maîtresse sortir de sa chambre avant de se remettre à somnoler.

-
Bonjour maman, s'écria Maïly en faisant son apparition dans la cuisine spacieuse et illuminée dans laquelle se tenait sa mère.
- Bonjour ma chérie, répondit sa mère en l'embrassant tendrem
ent sur le front. Bien dormi ?
- Pas mal. Dis, qu'est ce que c'était ce grand bruit tout à l'h
eure ?
- J'avais ton père au téléphone, il est parti plus tôt au travail ce matin. J'ai une g
rande nouvelle à t'annoncer ! Notre affaire en Allemagne marche vraiment très bien, et nous déménageons le 1er juillet à Hambourg ! Si tu avais entendu la voix de ton père au téléphone ! Il est tellement content de retourner dans son pays natal !

Cette nouvelle fit à Maïly l'effet
d'un coup de poing dans le ventre. Elle mit d'ailleurs quelques secondes à retrouver l'usage de la parole.
- P...Par...Pardon ? Comment ça on déménage le 1er juillet ? Et mes amis ? Je n
e peux pas tout laisser tomber comme ça ! Comment je vais me débrouiller seule en Allemagne ?
- Oh mais ma puce, tu parles couramment allemand, et tu n'auras aucun mal à te faire de nouveaux amis là bas ! Regardes, tu disais la même chose quand nous sommes partis des Etats-Unis et de l'Espagne, et à chaque fois, tu t'es très vite intégrée ! Et puis, grâce à Internet, tu garderas contact avec tes amis français.
- Maman, j'en ai marre de déménager !
- Ce sera la derni
ère fois, promis ma chérie. Allez, prend ton petit déjeuner en vitesse, Carole va arriver dans un quart d'heure pour préparer la plus belle fête d'anniversaire que tu n'ai jamais eu, n'oubliez pas que c'est dans deux jours ! Vous pourrez aménager tout le rez-de-chaussée, ton père et moi ne serons pas là, nous organisons une petite fête au siège de l'entreprise pour notre départ. Tu as carte blanche.

Sur ces paroles, elle embrassa une nouvelle fois sa fille, et par
tit travailler à son tour. Maïly déjeuna, et, alors qu'elle finissait de débarrasser la table, la sonnette de la porte d'entrée retentit. Elle courut accueillir sa meilleure amie, ouvrit la porte à la volée, et, avant de pouvoir dire un mot, une tornade blonde se jeta sur elle.
-
Maïly !!!
- Hey, salut Carole ! Comment ça va ?
- Pa
s trop mal, je suis trop triste que tu t'en ailles bientôt !
- Ne t'inquiète pas, on restera amies, je t'inviterai pendant les vacances,
et on parlera par mail.
- Oui, c'es
t en pensant comme ça que je me console. Enfin, nous n'allons pas déprimer maintenant, nous avons une fête à préparer ! J'ai déjà lancé les invitations !
- Qui as-tu invité ?
- Tout le monde !
- Ah, et bien, merci... il ne reste plus qu'à décore
r alors ! Ma mère nous laisse les rez-de-chaussée, nous avons carte blanche ! Il ne reste plus qu'à trouver le thème.
- J'ai dit à tout le monde que la maison serait décorée en argent et b
lanc, et soirée habillée. J'ai bien fait ?
- Oui ! c'est une idée géniale ! Allons faire les b
outiques !

Elles se rendirent alors dans de nombreux magasins, achetant guirlandes, ballons,
banderoles, guirlandes électriques etc.
Elles arrivèrent chez Maïly, chargées de sacs, qu'ell
es décidèrent d'entreposer dans la chambre d'amis en attendant le jour j où elles pourraient tout décorer. Carole resta manger chez son amie et elles passèrent l'après midi à se déguiser, à faire les tops models (ce qu'elles pouvaient largement se permettre soit dit en passant) et à se prendre en photo, cela leur ferait des souvenirs magnifiques. Maïly proposa à Carole de dormir chez elle, ce que cette dernière accepta avec un grand sourire.
Le lendemain, les deux
jeunes filles décidèrent de se faire accompagner sur les Champs Elysées où elles comptaient trouver leurs tenues. S'ensuivit alors une journée exceptionnelle et riche en fous rires, notamment faces aux vendeuses très coincées des grand magasins. A la fin de la journée, Maïly et Carole avaient trouvé leurs parures. Maïly avait choisi une robe longue, blanche, parsemée de « poussière de diamant » comme l'avait qualifiée Carole, échancrée jusqu'au dessus du genou, fines bretelles, assez décolletée, il faut le dire, mais comme lui avait fait remarqué son amie, elle pouvait se le permettre avec son « corps de rêve » - cette remarque avait d'ailleurs été suivie du plus long fou rire de la journée, Carole avait en effet imité la vendeuse coincée du dernier magasin duquel elles étaient sorties-, elle avait également choisi une paire d'escarpins assez hauts, avec une lanière sur le devant du pieds, et une qui s'attachait à la cheville, ils étaient parsemés d'une infinité de minuscules strass, ce qui faisait penser à de la poudre de diamant. Quand à Carole, elle avait opté pour une robe argentée, à haut bustier, de longs gants argent, et des escarpins assortis. Carole rentra chez elle, en promettant à Maïly de revenir le lendemain à 9h30 pile ! La jeune fille, monta alors dans sa chambre et commença à faire ses valises, ne laissant dans son armoire que ce dont elle avait besoin pour les trois derniers jours qu'elle devait passer en France. Tout le monde avait accepté de venir à sa fête, cela l'enchantait. Carole et elle avaient eu l'idée de mettre une boite à « adresses mail », tout ceux qui le désirerait pourraient noter leurs adresses et la mettre dans cette boite pour pouvoir garder contact avec Maïly quand elle serait en Allemagne. Elle s'étendit sur son lit, une fois ses affaires rangées dans les valises. D'un bond, Oliver atterrit en douceur à côté de la jeune fille. Elle leva instinctivement la main et se mit à caresser son agora, qui se roula en boule et à ronronner. La jeune fille s'assoupit.
On frappa à sa porte, quelqu'un se fau
fila dans la chambre ou seuls quelques rayons de soleil perçaient à travers les volets clos, soudain, un grand cri et une douleur.
- JOYEUX ANNIVERSAIRE MAÏLY !!!!
- AAAH !!!! CAROOOLE !
- Allez Maïly, lève toi, on doit tout décorer pour ce soir, et ta mère nous a pris rendez vous chez le coiffeur et chez le maquilleur !
- Super journée en perspective !
- Oui, et ce soir l
a fête d'anniversaire la plus réussi de l'année !

Maïly regarda sa meilleure amie un sourire
aux lèvres, son enthousiasme faisait plaisir à voir, et surtout, il était contagieux.

Toute l
a matinée fut occupée à décorer le grand salon et la salle de bal. A midi, les deux jeunes filles, fières de leur travail s'octroyèrent une pause déjeuner. Elles décidèrent ensuite d'aller dans le jacuzzi, pour se détendre, chose qu'elles ne pourraient plus faire une fois coiffées et maquillées. A 16h00, on sonna, les deux jeunes filles éteignirent la télévision pour aller ouvrir : c'était le coiffeur et la maquilleuse préférés de Maïly, Paul et Stella. Pas moins de trois heures plus tard, elles étaient fin prêtes, coiffées, maquillées et habillées. Les invités devaient commencer à arriver une demie heure plus tard. On sonna, c'était le traiteur. Maïly lui indiqua où disposer tout ce qu'il apportait, le paya et il prit congé.
Les invités ar
rivèrent à partir de 19h30, tous chargés de cadeaux. A 21h00 la fête battait son plein, Maïly était aux anges, c'était sa plus belle soirée d'anniversaire. Tout le monde était allé mettre son adresse dans la boîte. Maïly dansa avec pratiquement tous les garçons, plaisanta avec tout le monde, s'assurant que tous ses invités passaient une agréable soirée, ce qui semblait être le cas, la mère de Maïly avait même engagé un photographe professionnel pour immortaliser cette soirée magique des 17 ans de sa fille. Carole avait passé la soirée dans les bras de son petit ami, Josh. Enfin, quand tous les invités furent partis, Maïly et Carole montèrent se coucher, mais elle ne s'endormirent pas tout de suite, et passèrent de longues heures à ressasser tous les moments de la soirée, jusqu'à ce qu'elle tombent, épuisées, dans les bras de Morphée.


Dites moi ce que vous en pensez ! Bisous !

EDIT : Pour répondre à un commentaire : Oui, Maïly est très jolie, elle est en plus très bien foutue ;)
Ben quoi, j'allais pas faire une héroïne moche quand même, mais je dois préciser qu'elle est tout droit sortie de mon imagination
BIZZZZ


Edit du 04 mars 2007.
Je voudrais répondre au commentaire de Morgane :

"Coucou, je suis attérie sur ton blog par l'intermédiaire d'un autre ^^ ! Tu écris vraiment bien .. Vraiment très bien mais je pense qu'on a du souvent te le dire . Enfin bref je voulais savoir quel age tu avais parce que ( je me repete ^^ ) tu écris vrmt très bien ! Voila j'aimerais que tu me repondes sur cet article ^^ Bizouuxxx, bonne continuation, ton blog est super et l'histoire est tt simplement SUPERBE !"


Alors, tout d'abord, je voulais te remercier pour ton commentaire, qui m'a vraiment fait très très plaisir.
J'ai 17 ans (18 le 28 juin) et oui, ma soeur jumelle et moi sommes nées la même année que les jumeaux Kaulitz ! ^^

Je voudrais aussi vous remercier tous pour tous les commentaires gentils que je reçois et qui m'encouragent beaucoup à continuer cette fiction.
Je voudrais également m'excuser du temps que je prends pour écrire mes chapitres, mais je dois réviser mes bacs blancs et j'essaie d'écrire tous les jours. Le prochain chapitre arrive bientôt ! C'est promis!
Bisous à tous !
# Posté le mardi 20 février 2007 12:51
Modifié le dimanche 04 mars 2007 10:28

Chapitre 2

Chapitre 2
Les deux derniers jours qui la séparaient de son départ pour l'Allemagne passèrent à la vitesse de la lumière, et Maïly se retrouva à 6h30 du matin à l'aéroport avec ses parents, un billet pour Hambourg serré dans sa main. La veille, elle était passée chez Carole pour lui dire au revoir, et les deux amies avaient pleurées à chaudes larmes. En repensant à ce moment là, les yeux de Maïly s'embuèrent, c'est alors qu'une main protectrice se posa sur son épaule, et elle entendit la voix de son père lui murmurer « tout ira bien ».
La jeune fille passa tout le vol (en première classe) à dormir. A dix mi
nutes de l'atterrissage, sa mère vint la réveiller pour qu'elle relève son siège. Une grosse voiture noire les attendait sur le parking de l'aéroport, et, après que le chauffeur ait chargé les nombreuses valises dans le coffre, et que Maïly ait récupéré Oliver, qui se trouvait dans sa « boîte à chat », la voiture démarra pour se diriger vers l'Est de la ville. Maïly regardait le paysage par la fenêtre en caressant Oliver, qui semblait assez désappointé, même s'il était à présent habitué aux déménagements. Au bout d'un certain temps, ils sortirent de la ville, longeant un fleuve (Maïly apprit par son père qu'il s'agissait de l'Elbe). Puis, après plusieurs kilomètres, la voiture entra dans ce qui s'emblait être un petit regroupement de grandes villas, entourées de haies immenses, et s'immobilisa devant un portail gigantesque en acier. Le père de Maïly appuya sur le bouton d'une télécommande, ce qui actionna l'ouverture du portail, et la voiture s'engagea alors dans l'allée principale, bordée d'une pelouse verte incroyablement bien tondue où était plantée des arbres au feuillage épais qui ombrageait le sol à leurs pieds, des massifs de fleurs de toutes les couleurs, qui semblaient rivaliser d'éclat, et enfin, la maison, immense, grandiose, de deux étages. La voiture s'immobilisa une fois de plus Maïly en bondit avec bien en tête l'idée de se dégourdir les jambes. Pour cela, elle fit le tour de la maison et découvrit, à son plus grand bonheur que le jardin s'y étendait. Une grande piscine s'y trouvait, avec, des transats munis de coussins qui paraissaient moelleux un peu plus loin, il y avait une grande table de jardin en bois exotique, autour de laquelle était disposées des chaises assorties et tout cela, ombragé par deux grand parasols. Cette maison était pas si mal finalement ! Sa mère l'appela d'une fenêtre, Maïly rentra alors dans la demeure, où une atmosphère fraîche régnait. Kimberley la retrouva dans le grand hall d'entrée, décoré de façon très moderne, et l'entraîna dans ce qui devait être sa nouvelle chambre. Un seul mot, échappé dans un souffle : « Wouao ! ». Elle visita alors ses appartements, c'était magique. La chambre était décorée, comme le hall de façon moderne, toutes les parois étaient en verre (sauf celle qui débouchait sur le couloir du premier étage), dans des tons de verts, ce qui était très reposant. La première pièce était très spacieuse, son lit s'y trouvait, un grand lit blanc, qui semblait on ne peut plus confortable, un grand bureau, blanc également où son ordinateur portable avait été placé en plus de ses photos, importées tout droit de Paris, à bien y regarder, toutes ses affaires étaient là, disposées parfaitement ; on trouvait également dans cette pièce un canapé et deux fauteuils en cuir blanc, disposés autour d'une table basse blanche. La deuxième pièce était le dressing de Maïly, à couper le souffle. Un ou deux mannequins dénudés étaient à sa disposition pour qu'elle puisse tester différents ensembles, sur un mur étaient disposées toutes ses chaussures (sur des étagères qui pouvaient être déplacées grâce à une télécommande multifonctions), la télécommande permettait aussi de faire tourner la penderie circulaire où étaient suspendus tous les vêtements de Maïly, et enfin, elle permettait d'ouvrir des tiroirs encastrés dans le mur dans lesquels avaient été disposés des parures de bijoux (chaque tiroir comportait un collier, un bracelet, une montre et une paire de boucles d'oreilles assorties). Enfin, la troisième pièce (à laquelle on pouvait aussi accéder directement par la chambre), était la salle de bain, les parois en verre également, était sublime : elle comportait, en plus d'une douche (toute équipée, avec différents jets), un jacuzzi où 4 personnes pouvaient entrer au moins, un grand miroir encadré en bois exotique, les murs blancs contrastaient avec le vert de la chambre. Une grande fenêtre donnait une vue sur le jardin et les horizons (les différentes villas qui entouraient la maison, et plus loin, le fleuve et de grandes étendues verdoyantes). Maïly était comblée. Elle s'empressa de retourner dans sa chambre, s'allonger sur son lit, quand elle s'enfonça dans la couette moelleuse, elle senti quelque chose de dur dans son dos. C'était une télécommande. Elle s'amusa à appuyer sur les boutons. Le premier ouvrait le plafond juste au dessus de son lit ; elle écarquilla les yeux, pas sure de ce qu'elle venait de voir, mais elle de s'était pas trompée. Une grande télévision à écran plat dernier cri descendait en trajectoire rectiligne pour s'arrêter juste en face de sa position quand elle serait couchée. Un autre bouton fit tourner un pan de mur pour laisser place à une chaîne hi-fi elle aussi dernier cri. Les autres boutons commandaient différentes positions du lit, l'ouverture d'un mini frigidaire, et plein d'autres choses dans le même genre. Sa mère l'appela pour qu'elle descende manger. En début d'après midi, elle enfila un bikini rouge et parti se baigner, puis s'installa au soleil sur l'un des transats grands conforts. Vers 16h30, elle décida de partir faire un tour du côté du fleuve.
Elle s'assit sur un gros rocher qui bordait la rive
, le mp3 dans ses oreilles diffusait la musique d'un groupe de rock français. Sans s'en apercevoir, elle s'endormie contre le tronc d'arbre sur lequel elle s'était appuyée.
- Hé h
o, tu m'entends ?

Maïly sentait sa tête ballotter sur ses épaules. Quelqu'un l
a secouait de plus en plus fort. Elle entrouvrit alors les yeux, apercevant au dessus d'elle deux tâches bleues qui brillaient. Elle étouffa un cri d'étonnement.
- Hey, sal
ut toi ! Tu es nouvelle ici ? Je ne t'ai jamais vue.
- Heu
, bonjour, oui, je suis nouvelle, je suis arrivée aujourd'hui de France.
- Ah ! C'est to
i Maïly Peterson ! Enchantée de faire ta connaissance, je suis Ashley Klaus, une de tes voisine, et soit dit en passant, la seule de ton âge...
- Comment ça ?
- Ben oui, il n'y a pas d'autres filles
de notre âge qui vivent ici. Et la moyenne d'âge doit être de 50ans...
- Mes parents n
e me l'avaient pas dit ça...
- En tout cas, je suis super contente que tu sois là, je
commençais à me sentir seule !

Maïly lui sourit d'un air gentil et se releva doucemen
t, elle marchèrent toutes les deux en direction de la maison de Maïly.

- Alors, comment c'est la vie ici ? Qu'est ce qu'on peut faire pendant les vacances ?
- Et bien, il
y a deux garçons assez sympas, qui ont des amis qui viennent souvent et qui sont gentils aussi. Et un d'eux est mon copain.
- Ah, je comprends mieux...

Ashley répo
ndit par un clin d'½il à Maïly.
- Tu sais, ils ne sont pas là jusqu'à demain après midi. Mais,
je pourrais faire une petite fête, comme ça, tu pourrais rencontrer plein de monde.
-
C'est très gentil de ta part. Tu veux venir manger chez moi ce soir ? On regardera un DVD ?
- C'est d'accord, mais c'est moi qui l'emmène ! Je voudrais te faire regarder un
film que j'adore, et dans lequel l'acteur principal est trop craquant.
- Ok. Bon, à c
e soir alors ? Viens quand tu veux, je t'attends.
- D'accord. A ce soir.

Maïly rentra
chez elle, réjouie de s'être fait une nouvelle amie. Elle se précipita dans sa salle de bain pour se plonger dans les remous du jacuzzi. Elle se mit ensuite à l'aise, dans un survêtement en velours noir avec un léger débardeur rose pâle. On sonna, Maïly couru ouvrir à Ashley. Kimberley leur avait préparé des plateaux repas pour qu'elles les montent dans la chambre de Maïly. Ashley fut impressionnée par l'installation de la télé de sa nouvelle amie.
- Bon alors, c'es
t quoi ce super film ?
- Pirate des Caraïbes !
J'ai emmené les deux premiers films. En plus, il y a deux beaux mecs !
- Tu as bien f
ait, je n'ai jamais pu aller les voir !
- Tu n'as pas eu de ch
ance ! Faut le faire quand même... Les cinémas français diffusent pourtant pendant longtemps les films après leur sortie !
- Oui, e
t à chaque fois, j'ai eu un empêchement...

Les deux filles mire
nt le DVD dans le lecteur et s'installèrent confortablement en face de l'écran pour une soirée riche en émotions. Quand Ashley s'en alla, elle promis à Maïly de revenir le lendemain, comme le lui avait demandé cette dernière, elles profiteraient ainsi de la piscine toutes les deux et se prépareraient ensemble pour la petite fête d'Ashley le lendemain soir. Avant d'aller se coucher, Maïly envoya un e-mail à Carole pour lui raconter sa première journée en Allemagne, lui décrivant sa nouvelle maison dans son intégralité, et lui disant qu'elle était sûre qu'Ashley lui plairait. Maïly aurait voulu avoir ses longs cheveux bruns bouclés alors que les siens étaient très raides... Mais bon, comme l'aurait dit sa mère, « on désire toujours ce que l'autre a... ». Elle conclu son mail en disant à son amie à quel point elle lui manquait et qu'elle pensait à elle.


Voilà, un nouveau chapitre achevé, les deux suivants ne devraient pas tarder à arriver, ça dépend des commentaires que j'aurais (^~^)
Bisous à tous !
# Posté le mercredi 21 février 2007 11:17

Chapitre 3

Chapitre 3
Le lendemain matin, Maïly et Ashley prirent leur petit déjeuner ensemble, au bord de la piscine, puis se mirent au soleil avant qu'Ashley ne décide d'envoyer Maïly à l'eau ; cette dernière, pauvre malheureuse se sentie soulevée par le mètre soixante d'Ashley qui la jeta dans la piscine sans le moindre remord. S'ensuivit alors une bataille de bouées et autres choses dans le genre jusqu'à ce que, complètement épuisées, les filles ne rampent jusqu'à leurs transats pour s'étendre de nouveaux au soleil, bien que toutes deux arborent un bronzage parfait en ce début d'été. A midi, elles grignotèrent quelques petites choses que Kimberley leur avait apporté.
- Bo
n, on va chez toi préparer la fête ?
- Ou
i. Il vaut mieux qu'on s'y prenne plus tôt, quitte à finir avant, on aura plus de temps pour se préparer !
- Ok.

En passa
nt le grand portail qui gardait le jardin de Maïly, les deux jeunes filles aperçurent une grosse voiture noire qui s'était immobilisée devant la maison voisine. Maïly remarqua qu'Ashley avait légèrement rougie.
-
C'est la voiture de mon copain, expliqua-t-elle à Maïly.
- Ah...Jol
ie voiture...
- Ouai
s...son frère, cet abruti doit être avec lui !
- Pourquoi tu dis ça ?
- C'
est pas vraiment contre lui que j'en ai. Je t'expliquerai ce soir, nous arrivons.

La maison d'Ashley était très jolie, le jardin était magnifique, avec de nombreuses petites haies de buis taillées à la perfection. L'intérieur était aménagé comme un loft, très spacieux, le premier étage, lui était plus intime, les pièces étaient partagées par de grandes cloisons en bois, qui permettaient, si on le voulait d'agrandir les pièces au gré de ses envies. Les deux jeunes filles devaient décorer le rez-de-chaussée. Elles installèrent de grandes guirlandes lumineuses multicolores, repoussèrent les canapés aux lignes épurées contre les murs blancs pour laisser un espace qui serait la piste de danse. Elles installèrent ensuite les tables pour le buffet froid qu'avait préparé le traiteur de la mère d'Ashley. Elles finirent de tout préparer à 17h30. Le début de la fête était prévu à 19h00. Maïly et Ashley montèrent alors dans la chambre d'Ashley, dans les tons de rose, meube à la perfection. Après s'être douchées à tour de rôle, les deux jeunes filles s'habillèrent puis se coiffèrent et se maquillèrent. La chose ne fut pas facile puisque Ashley, qui voulait être belle pour son petit ami n'arrivait pas à se maquiller. Maïly l'aida alors, et, à 18h58, elles étaient toutes deux fin prêtes. Les invités commencèrent à arriver environ un quart d'heure plus tard. Tous semblaient très sympathiques, et souriaient à Maïly, comme s'ils la connaissaient depuis longtemps. Ashley fit remarquer à son amie que les garçons présents la regardaient avec des yeux pleins d'envie, Maïly pouffa alors, en rougissant.


Point de vue de Maïly :


C'est vrai que ma mini jupe blanche était assez mini, et mon débardeur laissait entrevoir ma poitrine bronzée, cependant, r
ien de tout cela n'était vulgaire, Ashley me l'avait assuré. Alors perdu dans mes pensées, je ne remarquai pas l'arrivée d'un petit groupe de personnes : quatre garçons et une fille (enfin, si on pouvait appeler ça une fille, c'était plutôt une « pouf », dit vulgairement, le genre de fille que je déteste !). Le visage d'Ashley s'illumina alors, et elle se précipita sur un grand type maigre, aux cheveux noirs, aux yeux maquillés de noirs également, et elle l'embrassa. A côté d'eux se tenaient trois garçons, un portait des dreadlocks, un baggy, un T-shirt qui devait être de taille triple XL et une casquette. Les autres garçons étaient plus ordinaires : un portait une casquette par-dessus des cheveux blond coupés courts, il était assez petit pour un garçon, l'autre avait les yeux bleus et des cheveux mi-longs, châtain. En fait, seuls le copain d'Ashley et le garçon aux cheveux longs étaient vraiment particuliers de part leurs apparences, ils se ressemblaient beaucoup d'ailleurs. Je surpris le regard que me lançait le type à la casquette. Il semblait assez intéressé. D'ailleurs, sa pouf aussi semblait l'avoir remarqué, et, pour rappeler sa présence, elle s'agita, enfin, elle agita sa poitrine dirons nous... Si elle avait été plus grande, elle aurait mis la tête du type dans ses seins, dommage, il faisait au moins quinze centimètres de plus. Cette blonde décolorée m'énervait au plus au point. C'était à cause de filles comme elle que les blagues sur les blondes existaient. La voix d'Ashley me sortit de mes pensées.
- Maïly, j
e te présente Bill (son copain), Tom (le type à la casquette), Gustav (l'autre type à la casquette, mais aux cheveux courts) et Georg (les cheveux mi-longs), ainsi que Jade (la pouf).
- Salut t
out le monde, enchantée de vous connaître, dis je dans un grand sourire.

Bill me lan
ça un regard bienveillant, Tom avait l'air d'un félin ayant trouvé une proie particulièrement alléchante, et Gustav et Georg me firent un bref signe de tête. Quand à « Jade », elle me lança un regard noir, qui semblait dire « ne t'introduis pas sur mon territoire ».
La soirée b
attait son plein. L'atmosphère dans la maison s'était réchauffée et je décidai alors d'aller prendre un peu l'air sur la balancelle du jardin d'Ashley. Une légère brise vint me chatouiller le cou, soulevant mes cheveux à son aise. J'étais si bien sur la balancelle... Soudain, j'entendis des bruits de pas derrière moi. Je ne me retournai pas, feignant de n'avoir rien remarqué. C'est alors que je sentis quelque chose qui soulevait mes cheveux, une étrange sensation, glacée... Je me demandai alors qui venait de m'embrasser dans le cou. J'eu la réponse à ma question un quart de seconde plus tard lorsque Tom se glissa dans mon champ de vision, un petit sourire en coin accroché à ses lèvres, le quelque chose de glacé était en fait son piercing... Il me questionnait du regard.
- Ca t'a plu ? Parce que, je pourrais recommencer...
-
Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
- Ah, je vois, tu es timide, tu n'oses pas dire que je te plais...

Non, mais c'est qui ce typ
e pour me parler comme ça ? Il pouvait être beau, c'était un petit prétentieux. Tiens, et où était passée sa pouf d'ailleurs ? Alors que je sentais mes joues s'empourprer, j'entendis à nouveau des bruits de pas derrière moi. Le visage charmeur de Tom se referma, ses yeux lançaient des éclairs, et quelqu'un parla.
- Tom, tu peux
m'expliquer ce que tu fais là ?
- J'étais venu parler à Maïly.

Wouao, i
l connaissait mon prénom ! Je me souvins alors de la sensation que j'avais ressentie quand son piercing avait frôlé ma peau avant son baiser, je fus parcourue d'un frisson tout le long de ma colonne vertébrale.
- C'est bien, mais Jade
te cherche partout comme une folle, alors dépêche toi d'aller la voir, je ne la supporte plus !

Tom se pencha vers moi, m'embrassa juste
au coin de la bouche, son petit sourire coquin était revenu à ses lèvres, et il s'en alla. Le prénommé Gustav vint alors s'asseoir à côté de moi, sur la balancelle.
- N
e te fis pas à Tom, c'est un dragueur.
- Qu'est ce que tu veux dire par là ?
- Q
u'il n'a jamais été amoureux de quelqu'un et qu'il n'aimera jamais personne. Par exemple, tu vois, Jade, ça fait deux semaines qu'il est avec -un record- et la pauvre fille est maintenant accro, alors que Tom, la seule chose qui l'intéresse chez elle, c'est sa grosse poitrine. On ne peut même pas dire qu'elle ait de jolies jambes, elle est trop petite et mal foutue ! Son buste fait la taille de ses jambes !

Nous éclatâmes alors de rire, je savais que même s'il ne pensait peut être pas que Ja
de était mal foutue, il avait voulu me faire rire. Ce garçon était vraiment gentil. Un peu plus, et je tombais dans le panneau avec ce crétin de Tom !
- Merci Gustav, tu es vraiment très gen
til.
- Je n'aime pas les manières qu'a Tom avec les filles
, alors tant que c'est les filles comme Jade, ça passe, de toute façon, elles doivent le savoir que Tom et elles, c'est juste pour le sexe, enfin, j'espère pour elles qu'elles le savent ; mais avec des filles comme toi, qui sont gentilles et mignonnes, ça m'énerve ; en plus, tu es l'amie d'Ashley, ça mettrait des tensions dans le groupe si Tom te prenait pour une imbécile, Ashley lui en veut de nous imposer Jade à chaque fois que l'on se voit. S'il te faisait du mal, elle ne pourrait plus le voir en photo, même si c'était à côté de son frère !
- Tom
a un frère ?
- Ben oui, Bill. Ils sont j
umeaux, je croyais qu'Ashley te l'avait dit.
- Je me disais aussi qu'ils se ressemblaient énormément. A part les
cheveux, et les looks vestimentaires, ce sont deux gouttes d'eau.
- Tu es une des seules à t'en apercevoir. Beaucoup de personnes ne voient pas leur ress
emblance parce qu'ils s'arrêtent aux cheveux...

Il me sourit alors, me pris par le bras et m'entraîna à l'intérieur, où, malgré l'h
eure tardive, la fête battait encore son plein. Quand je passai devant Tom et Jade, je sentis le regard glacé de cette dernière dans mon dos, je retournai alors voir Ashley.
-
Alors ma chérie, ta soirée se passe bien, lança-t-elle en me voyant arriver.
- Pas mal. J'ai fais la connaissance de Tom e
t Gustav.

A l'entente du prem
ier nom, son visage s'assombrit.
- Fais atte
ntion avec Tom, qu'il ne te brise pas comme il l'a fait à beaucoup de filles déjà.
- Ne t'inquiète pas Ashley,
Gustav m'a prévenu, je sais à quoi m'en tenir avec lui.
- De qui parlez vous ? demanda une au
tre voix.

Bill nous avait rejoint. Je décela
i tout de suite une lueur amicale dans son regard. Il avait l'air vraiment adorable.
- De ton
frère ; je disais à Maïly de faire attention
- Ah...oui, mon frère est un
oiseau de chasse. Dès qu'il voit une proie, il se jette dessus.
-
C'est ce qu'on m'a dit...

Les invités commencèrent à s'en aller au bout de deux heures
. Tous remerciant Ashley pour cette soirée réussie, ils me souriaient gentiment en faisant des grands signes de la main. Bientôt, il ne restait plus que les jumeaux, Jade, Gustav, Ashley et Georg, complètement saoul.
- Ashley, merci pour cette soirée splendide, je vais aller me coucher, je suis exté
nuée.

Ashley me pris dans ses bras et m'embrassa très fort sur les deux joues. Je lui proposai alors qu'elle me rejoigne demain matin à la piscine, ce qu'elle accepta avec enthousiasme. Bill s'approcha.
- Où est ce que tu habites Maïly ?
- A 500 m
ètres.
- Ah, et bien, c'est sur notre chemin, on va te racco
mpagner !
- Si tu veux.

Il se pencha, embrassa Ashley, la remer
cia pour tout et il me prit par le bras, entraînant tous les autres avec nous. La procession que nous formions était vraiment pour le moins étonnante. Bill et moi en tête, Jade et Tom puis Gustav, qui devait porter Georg.
- Bill, où habitent Georg
et Gustav ?
- A Magdebourg, comme c'est loin, ils dorment chez nous ce soir. Je pense que je vais mettre
une bassine aux pieds du lit de Georg cette nuit.
- Tu ferais mieux, dis-je en riant.

C'est alors que je senti le regard de quelqu'un posé
dans le bas de mon dos. Je me retournai brusquement et surpris Tom, Jade pendue à son cou, pour une fois, la vipère ne s'était aperçue de rien. Tom me lança alors un regard de braise, et je me retournai pour ne pas qu'il me voit rougir. Bill, cependant, le remarqua.
- Il est i
mpératif que tu suives les conseils de Gustav Maïly, fais très attention avec Tom, je ne veux pas qu'il te fasse du mal.
- Je sais. De tout
e façon, même s'il laissait tomber Jade...
- ...Ce qui arrivera dans moins d'une sema
ine, tu peux me croire.
- Oui, enfin, bref, je ne tomb
erais pas dans son piège.
- J'espère, tu sais, mon frère peut être trè
s, comment dirais-je, entreprenant. Il n'hésiterait pas à te faire des avances très...osées, dit il, en cherchant les mots qui convenaient.
- Ah, je vois. Merci de me prévenir, tu es trop gentil.
- Merci,
toi aussi tu es un ange, Ashley m'a parlé de toi, elle t'aime beaucoup. Elle m'a dit que tu avais vécu en France ?
- Oui, mes parents et moi av
ons emménagé ici il y a deux jours. Mais bon, ce n'est pas mon premier déménagement, je suis née en Allemagne, mes parents m'ont ensuite emmenée vivre aux Etats-Unis, puis, ça a été l'Espagne, la France, et maintenant l'Allemagne.
- Tu seras bien ici, c'est vraiment un pay
s génial. Et tu es très gentille, tu te feras vite de nouveaux amis, regarde, tu en as déjà plein avec Ashley, Gustav, Georg, Tom et moi oh et puis, il y a Jade.
- Je ne pense pas qu'elle m'aime be
aucoup.
- Elle a vu que tu représentais une menace
pour elle. Elle a dû surprendre les regards de Tom sur toi, m'expliqua t'il en me lançant un clin d'½il.

C'est alors que no
us sommes arrivés devant le portail de chez moi.
-
Elle est sympa ta maison, me fit remarquer Bill.
- Merci, c'est vrai que j
e l'aime déjà. Venez demain si vous voulez, j'ai dit à Ashley de venir à la piscine avec moi.
- Avec plaisir. Je te promets
qu'on viendra.

Il m'embrassa alors
sur la joue, je dis au revoir d'un signe de la main à tout le monde et composai le code qui permettait d'ouvrir le portail.
- Tu ne veux pas que je t'acco
mpagne ? proposa Bill.
- Non
, merci, ça va aller. A demain !
- Oui, à demain. Bonne nuit Maïly !

Je rentrai alors dans le jardin, la tête pleine d'étoil
es, je fredonnais doucement une berceuse que ma grand-mère me chantait quand j'étais petite en remontant pas à pas la grande allée qui menait chez moi.


Point de vue omniscient.


Maintenant que Maïly était rentré
e, Bill alla aider Gustav à porter Georg, son ami commençait en effet à avoir les muscles douloureux. Tom fis tout à coup volte face, s'excusa en disant qu'il avait oublié son téléphone chez Ashley et détala comme un lapin, laissant Jade en plan. Il s'enfonça alors dans la pénombre de la ruelle sans éclairages. Il se précipita vers le portail devant lequel ils venaient de s'arrêter un instant, il n'était pas encore refermé. Il s'engouffra dans l'allée, apercevant plus loin la fine silhouette de Maïly, qui remontait doucement l'allée, elle semblait perdue dans ses pensées. Il avança silencieusement, il marchait plus vite qu'elle, et arriva rapidement à sa hauteur, il l'entendait fredonner doucement une berceuse de son enfance. Il se plaça alors devant elle, lui plaquant la main sur la bouche pour étouffer son cri de surprise, plongea ses yeux dans les émeraudes de Maïly et accrocha alors son petit sourire habituel à ses lèvres.
- T
u es folle de moi n'est ce pas ? Ne dis pas non, je le vois dans tes yeux, affirma t'il avec assurance.
- Tu dis vraiment n'
importe quoi Tom ! Mais au fait, où est Jade ? Tu l'as encore lâchée ? C'est pour l'habituer à se passer de toi ?
- Ah, tu es jalou
se hein ?
- Même pas, c'est juste que j
e ne sens pas son regard glacial descendre le long de ma colonne vertébrale !
- Je ne veux pas qu'elle t'ennuie, dit il d'un air sérieux.
-
Ah oui ? et pourquoi ?
- Va savoir
, dit il en lui lançant son désormais culte regard coquin.

Maïly le
contourna alors, mais il lui saisit le bras, la ramenant à lui. Il prit délicatement son menton entre ses doigts et releva sa tête et plongea ses yeux dans ceux de la jeune fille, une fois de plus. Son air sérieux fit place à son sourire coquin, et il posa ses lèvres brûlantes au piercing glacial contre celle de Maïly. Cet instant paru une éternité. Quand le baiser prit fin, Tom avait l'air satisfait.
- En fai
t, j'étais revenu pour te demander ton numéro de téléphone.
- Et si j
e ne te le donne pas ?
- Je sais q
ue tu vas me le donner, et puis, maintenant je l'ai !
- Ah bon ?
- Ou
i ! dit il en brandissant fièrement le téléphone qu'il venait d'extirper de la poche arrière de la mini jupe de Maïly.
- Hey ! C'est mon
téléphone !
- Oui
, et je vais prendre ton numéro...

Il leva
le bras, mettant ainsi le téléphone hors de portée de Maïly. En effet, celle-ci mesurait dix bon centimètres de moins que Tom. Il nota le numéro, puis, d'un air satisfait tendit son téléphone à la jeune fille. Puis, il déposa encore une fois, pendant une seconde ses lèvres contre celles de Maïly « Bonne nuit ma belle... ». Et s'en alla, se retournant dix mètres plus loin, son sourire coquin aux lèvres pour regarder Maïly se diriger tranquillement vers la maison, la tête levée en regardant les étoiles. A peine rentrée, elle se précipita sur son ordinateur pour raconter sa journée à Carole.
# Posté le jeudi 22 février 2007 13:36

Chapitre 4

Chapitre 4
Le lendemain matin, on frappa doucement à la porte de la chambre Maïly.
- Maïly chérie, réveille toi.
- Bo
njour maman, répondit elle.
- Ce soir, nous allons or
ganiser un repas, pour mieux connaître nos voisins, nous ne sommes même pas passés les voir pour nous présenter, c'est un manque de politesse je trouve.
- Bonn
e idée, mes amis vont bientôt arriver, on va aller à la piscine.
- Je suis contente que tout se passe bien
pour toi poussin. Je t'avais bien dit que tu te ferais vite de nouveaux amis.
- Oui... bon, je vais me pr
éparer.
- Je t'ai préparé ton petit déjeuner. Descend
quand tu veux. Je vais travailler. Je t'aime mon c½ur.
- Moi aussi maman. Bonne journée.

Sur ces douces
paroles, Kimberley embrassa sa fille et sortit de sa chambre. Maïly se leva péniblement, et, après avoir câliné Oliver, se rendit dans sa douche. L'eau coula doucement sur sa peau ; à chaque fois que Maïly était dans l'eau, elle se sentait revivre, si bien qu'elle mit 20 bonnes minutes avant d'arriver à sortir. Elle se dirigea ensuite vers son dressing, choisit un bikini blanc brodé avec des fils or qui faisaient ressortir son bronzage doré. Elle releva ses longs cheveux (qui avaient d'ailleurs éclaircis) à l'aide d'un pic à cheveux blanc, autour duquel s'enroulait une spirale dorée, comme un fil d'or. Elle descendit prendre son petit déjeuner au bord de la piscine : au menu : croissant, jus d'orange. Après avoir tout débarrassé, elle s'allongea au bord de la piscine, sur l'un des nombreux transats. C'est alors qu'Ashley l'appela.
- A
llô Maïly ?
- Oui, qu'est ce qu'il y a Ashley ?
- Tu
pourrais nous ouvrir le portail s'il te plaît ?
- Ah
mince, ma mère a oublié de le laisser ouvert ! J'arrive tout de suite.

Maïly couru jusque dans le hall d'
entrée où elle poussa le bouton qui permettait d'actionner l'ouverture du portail. Deux minutes plus tard, ses amis étaient là seule manquait à l'appel Jade, ce qui n'était vraiment pas grave réflexion faite.
Bi
ll sauta sur elle pour lui dire bonjour. Il était vraiment très affectueux envers elle et Maïly l'appréciait beaucoup. Tom, lui, se pencha doucement pour lui déposer un léger baiser sur la joue. Gustav et Georg lui firent tous deux la bise. Quand à Ashley, elle, lui sauta au cou sous le regard amusé des garçons. Ils se dirigèrent alors tous vers la piscine. Ils s'amusèrent dans la piscine pendant deux heures, Bill prenait Tom sur ses épaules, Gustav montait sur celles de Georg, commençait alors un combat hilarant, les filles jouaient les arbitres. Puis, Gustav et Georg prirent la place des arbitres pendant qu'Ashley montait sur les épaules de Bill et Maïly sur celles de Tom. Ashley parti rapidement à l'eau, en effet, Maïly possédait cinq centimètres de plus qu'Ashley et Tom, pourtant plus petit que Bill, était légèrement plus musclé, tout du moins, moins maigre. La première manche était gagnée par l'équipe de Maïly. Dans la deuxième manche, alors que Maïly prenait l'avantage sur Ashley une fois de plus, Tom dérapa sur le sol et la pyramide Tom/Maïly s'effondra sous les rires des arbitres et de l'équipe adverse. Quand Maïly refit surface, Tom la regarda d'un air canaille, et se mit à rire quand elle lui fit un grand sourire. Il aida sa coéquipière à remonter sur ses épaules pour disputer la manche décisive. Georg siffla le début du troisième round ; les deux jeunes filles se saisirent par les mains et commencèrent à se pousser mutuellement. C'est le moment que choisit Tom pour chatouiller Bill, et la pyramide Bill/Ashley s'effondra. Sous les rires de tout le monde.
- Ca compte ? demanda Bill qui venait de sortir sa
tête de l'eau.
- Ben oui acquiesça Gustav.
- Tous le
s coups sont permis ! ajouta Georg.
- Maïly ! On a ga
gné !

En poussant ce cri de joie, Tom sauta en l'air
, et, dans son mouvement projeta Maïly dans l'eau...
- Oups...se crispa le jeune homme.

Maïly remonta à l
a surface.
- Excuse moi Maïly, j'ai pas fait exprès,
tu...tu es tellement légère, que j'avais oublié que tu étais sur mes épaules !
- Comment est ce que l'on
peut oublier 50 kilos sur ses épaules ! Tu m'expliques ?
- C'est parce que je suis super musclé, dit il en
plongeant son regard dans celui de la jeune fille, et en accrochant un sourire charmeur à ses lèvres.

Ma
ïly se sentie rougir, elle se retourna alors en haussant les épaules et partit s'allonger à côté d'Ashley, sur un transat, pour sécher avant le déjeuner. Les garçons décidèrent alors de jouer avec le baby foot que Maïly avait sorti pour l'occasion et avait installé à l'ombre d'un arbre. En passant à côté de Maïly, Tom lui murmura quelques mots à l'oreille.
- Tu es mag
nifique avec ce maillot. Tu ne voudrais pas qu'on aille...s'amuser ?
- Cause toujours Tom, je ne t'écoute
pas, et je ne cèderai pas...répondit la jeune fille d'un souffle.
- C'est ce qu'on verra dit il, le sourir
e coquin accroché aux lèvres en lui lançant un clin d'½il. Tu veux que je te passe de la crème ? Je ne voudrais pas que tu attrapes un coup de Soleil tu sais ...
- Non, merci. Tu en profiterais, je commence à te
connaître... Et puis je ne peux pas faire ça à mon amie Jade... Gustav ? Tu pourrais me mettre de la crème solaire s'il te plaît ? Tom ne voudrait pas que j'attrape un coup de soleil.
- Pas de problème répondit
il en arrivant.
- Je ne suis pas jaloux, tu sais, qua
nd je t'aurai montré ce que je sais faire, tu ne voudras plus personne d'autre ma chérie...lui susurra t'il.
- Je n'en doute pas, mon prince charmant en herbe.
Mais je suis loin d'être folle de toi, ne l'oublie pas...

Gustav arriva sur ces entre faits et Tom parti
rejoindre son frère et Georg au baby. Le reste de la matinée se passa comme précédemment, ils rirent beaucoup. Après le déjeuner, Ashley dû partir faire les courses hebdomadaires avec sa mère. Les garçons quand à eux demandèrent à Maïly s'ils pouvaient faire une courte sieste, afin d'être frais et dispos pour le dîner de ce soir. La jeune fille leur demanda alors de la suivre. Elle les conduisit au premier étage, leur attribuant à chacun une chambre, avec vue sur le jardin qui se trouvait devant la maison, leur indiquant également où se trouvait sa chambre et leur assurant qu'ils pourraient venir la voir si quelque chose n'allait pas. Ceci fait, elle se dirigea vers sa chambre avec l'intention de se relaxer un peu elle aussi. Pour ce faire, elle se fit couler un bain dans son jacuzzi, en ajoutant une forte dose de bain moussant, et en attendant que le bassin soit rempli, elle passa dans son dressing pour choisir les vêtements qu'elle enfilerait à sa sortie. Maïly opta pour un short en jean (peut être un peu trop moulant d'ailleurs, mais bon, tant pis...) et un débardeur chemisier blanc, qui fermait à l'aide de pressions. Elle choisit ses ballerines blanches, qui s'attachaient à la cheville grâce à deux rubans blancs satinés. Elle se rendit ensuite dans sa salle de bain où son jacuzzi était fin prêt, avec toute la mousse qu'elle aurait pu espérer dedans !
Elle se glissa en douceur dans son jacuzzi, retrouv
ant alors son élément. Sans s'en apercevoir, cinq minutes après que qu'elle ait activé les remous, Maïly s'endormit.
Elle n'entendit alors pas quelqu'un frapp
er doucement à la porte. Le visiteur n'ayant pas obtenu de réponse se faufila à pas de loup à l'intérieur de la pièce. Il se dirigea vers les parois embuées de la salle de bain et entra sans faire le moindre bruit. Une lueur féline apparut dans les yeux de Tom quand il aperçut la jeune fille entourée de mousse, l'envie de la rejoindre augmentait de plus en plus dans sa tête, mais effaça cette idée, ce n'était pas drôle si elle dormait, elle ne pourrait pas le supplier de ne pas rentrer... aucun intérêt, et puis, il y avait Jade... Il s'assit alors sur le rebord en bois exotique du jacuzzi et contempla la jeune fille endormie.


Point de vue de Maïly :

J'étais toute seule,
face à un grand mur blanc. D'étranges rayures noires s'étendaient sur l'immaculé, puis, lentement, elles se mirent à se mouvoir, laissant apparaître des grandes sphères brunes. Je compris alors que les rayures étaient en fait les longs cils de deux paupières closes qui s'ouvraient lentement, dévoilant deux pupilles noisette qui me fixaient avec une intensité étonnante. Cette vision me surpris tellement que mon subconscient déclencha le signal du réveil. Quand j'ouvrai les yeux, une main se plaqua sur ma bouche pour étouffer mon cri de stupeur. Les mêmes yeux que ceux de mon rêve me fixaient, avec la même intensité, nuancée d'une lueur de désir. A cette pensée, je me sentais rougir et devins couleur piment en me rappelant que j'étais nue dans ce bain ! Le propriétaire de cette main si douce se décida enfin à libérer mes lèvres.
- Tom ! D
epuis quand es tu là ?
- Je ne sais pas, ci
nq ou dix minutes peut être, avoua t'il en redoublant l'intensité de son regard.
- Ça n
e te gène pas outre mesure évidemment, que je sois nue sous cette mousse !
- Pas vraime
nt non, mais je dirai, à en juger la couleur que ton visage a pris, que c'est toi que ça dérange. Peut être voudrais tu que je me mette plus à l'aise ?
- Non, je n'en ai pas vraiment envie. Je voudrais juste que tu me laisses sortir de ce jacuzzi maintenant.
-
Mais, je ne t'empêche pas d'émerger ma sirène...
- Tom ! Je n'ai
pas envie que tu me voie nue figure toi !
-
Mais moi j'en ai très envie. Aller, on fait un échange. Je te montre mon corps d'Apollon et tu sors de ce bain de mousse devant moi.
- Tu rêves. Vas m'
attendre dans ma chambre !
- Ah, ok, je comp
rends, c'est le côté salle de bain qui te plaît pas ? Tu préfères faire ça dans le lit...
- Ne te fais pas d
'illusion prince charmant en herbe, je t'ai déjà dit que toi et moi, ça ne se ferait pas...
- Ta bouche est u
ne menteuse, alors que tes yeux me disent la vérité. Et la vérité c'est que je te fais craquer...

Sur ces pa
roles pleines d'assurance, il se pencha vers moi, et, pour la troisième fois en deux jours, ses lèvres de velours se posèrent sur les miennes. Je réprimais alors un frisson qui venait naître le long de ma colonne vertébrale. Heureusement, Tom ne s'en rendit pas compte et libéra mes lèvres de la froideur de son piercing, avant de se rendre dans ma chambre, un petit sourire satisfait accroché à son visage. Quand je fus certaine qu'il ne m'espionnait plus, je sortis du jacuzzi pour enfiler mon épais peignoir de coton blanc. Je passai alors dans mon dressing pour m'habiller et en sortis 5 minutes plus tard. Quand je revins dans ma chambre, je retrouvai Tom, endormi sur mon lit. On l'aurait facilement confondu avec un ange... Je le regardai un instant, puis me rendis dans ma bibliothèque pour emprunter un livre de poésie. Ceci fait, je passai rapidement prendre une grande couverture de coton blanc dans une armoire du dressing de ma mère et sortis dans le jardin qui se trouvait devant la maison pour aller m'installer à l'ombre d'un grand arbre au feuillage dense. Je m'appuyai alors contre son imposant tronc et ouvrai le recueil, cherchant le poème, écrit par Rimbaud qui me plaisait le plus : « Roman ».

Roman.

On
n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- Un beau
soir, foin des bocks et de la limonade,
D
es cafés tapageurs aux lustres éclatants !
-On va sou
s les tilleuls verts de la promenade.

Les
tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juins !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits, - la ville n'est pas loin, -
A des pa
rfums de vigne, des parfums de bière...


-
Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur s
ombre, encadré d'une petite branche,
Piqué
d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de
doux frissons, petite et toute blanche...

Nuit de j
uin ! Dix sept ans ! - On se laisse griser.
La sève e
st du champagne et vous monte à la tête...
On divagu
e ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui pal
pite là, comme une petite bête...


Le c½u
r fou Robinsonne à travers les romans,
- L
orsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une
demoiselle aux petits airs charmants,
Sou
s l'ombre du faux-col effrayant de son père...

Et, c
omme elle vous trouve immensément naïf,
To
ut en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se t
ourne, alerte et d'un mouvement vif...
- S
ur vos lèvres alors meurent les cavatines...


Vous ê
tes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août.
V
ous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire.
Tous v
os amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire... !

- Ce soir
là...- vous rentrez aux cafés éclatants,
V
ous demandez des bocks ou de la limonade...
- On n'es
t pas sérieux quand on a dix-sept ans
Et q
u'on a des tilleuls verts sur la promenade.

Point de vue omniscient :


Quand Maï
ly eut fini de lire ce poème, elle entendit des bruits de pas dans l'herbe. Bill vint s'asseoir à côté d'elle, un sourire d'ange accroché aux lèvres.
- T
u aimes lire Maïly ?
- Oui, beaucoup. C'est une de mes passions... et toi ?
- Oui, j'aime aussi. Qu'est ce que tu lis ? Oh ! De la poésie ! J'adore !

I
l s'interrompit quelques instants pour découvrir la poésie que la jeune fille lisait une minute plus tôt.
- A
la première lecture, cette poésie me fait beaucoup penser à Tom...
- Tu tro
uves ?
- Ou
ais, en parlant de lui d'ailleurs, il ne t'embête pas trop j'espère ?
- Non,
non ça va. On se taquine, rien de gênant

Bill remarqua alors que le regard de la jeune fille semblait s'être perdu au loin ; ses yeux s'embuèrent l'espace d'un instant, puis, se sentant observée, elle secoua légèrement la tête avant de se retourner face à Bill pour lui adresser un grand sourire triste.
- Maïly,
qu'est ce qu'il se passe ?
- Rien
, ce n'est rien du tout.
- Tu sai
s, tu peux me parler si quelque chose ne vas pas, je te considère comme ma petite s½ur, et j'espère que tu me fais confiance ?
- O
h, Bill, moi aussi je t'adore...dit elle en se jetant dans ses bras, je sais que je peux te faire confiance, simplement, je ne sais pas trop ce que j'ai en ce moment, c'est sûrement la France qui me manque, et puis, je vous suis tellement reconnaissante, vous êtes si gentils avec moi, vous m'avez accueillit tellement vite dans votre groupe, ça...c'est merveilleux...

Bill la b
erça doucement et l'embrassa sur le front en fredonnant une chanson en allemand. Maïly s'endormit alors dans ses bras.

Point de vue de Bill :


Elle s'était endormie. Je vo
yais bien que quelque chose n'allait pas mais je ne voulais pas la brusquer, elle m'en ferait part quand elle en aurait envie. Une boule de poils blanche vint nous rejoindre sur la couverture en ronronnant, et se roula en boule tout contre la jeune fille. Je souris affectueusement à son visage d'ange, elle était tellement extraordinaire, et généreuse, même Gustav s'était épanoui immédiatement à son contact, lui pourtant d'un naturel si timide. Elle avait réussi, inconsciemment à percer la solide carapace qu'il avait érigée entre lui et le monde extérieur pendant de nombreuses années. Seuls les membres du groupe et quelques autres personnes savaient réellement qui il était, Maïly faisait à présent partie de ces privilégiés. Après l'avoir regardé longuement, je repris son livre de poésie et commençai à lire. Je la voyais froncer les sourcils, me demandant de quoi elle pouvait rêver pour avoir l'air aussi contrariée. Peut être cela avait il un rapport avec Tom ? Bien qu'elle m'ait assuré le contraire, je voyais bien le petit manège de mon frère, on était jumeaux après tout, je ressentais tout ce qu'il pensait.
Hier so
ir, je sais qu'il n'est pas retourné chercher son téléphone chez Ashley, il est allé rejoindre Maïly. Qu'a-t-il fait ? Et Jade qu'il prend pour une imbécile, en même temps, je ne l'aime pas. Ce n'est qu'une blonde écervelée qui couche avec mon frère. Le pire dans l'histoire, c'est qu'elle ne le connaît même pas, mais je sens qu'elle commence à l'aimer. Il va lui briser le c½ur, je le sais, je sens qu'il commence à s'en lasser ; j'ai bien tenté de le lui faire comprendre, mais elle m'a dit que je me trompai, que Tom l'aimait ! Elle ne le cerne vraiment pas, et en plus, ne doit pas savoir lire : tous les magazines « people » parlent de la façon qu'à mon frère de gérer ses aventures...
Maïly dormait maintena
nt plus paisiblement, sa tête appuyée sur mes jambes ; apparemment, son mauvais rêve était terminé.
Deux heures plus ta
rd, alors que j'étais plongé dans la lecture du « Bateau ivre », je la sentis remuer. Elle ouvrit péniblement les yeux, ses paupières semblaient encore lourdes de sommeil. Elle se releva doucement pour s'appuyer sur mon épaule et murmura « merci de ne pas m'avoir réveillé, je t'adore mon grand frère... ». Je lui souris alors timidement, cela la fit rire, et elle commença à me faire des chatouilles, j'ai horreur des chatouilles, je les crains terriblement...
- Maïly, je t'e
n prie, arrête ! essayais je d'articuler en tentant de reprendre ma respiration.

Elle me
laissa deux secondes de répit, mais c'était une de trop...Je lui sautais dessus à mon tour, la chatouillant. Un quart d'heure plus tard, nous étions tous les deux allongés sur la couverture, le fou rire nous avait pris et ne semblait pas vouloir nous lâcher. Mon téléphone vibra dans la poche de mon jean, je le sorti délicatement, c'était ma mère.
- Allô ?

- Bill, je voudrais que ton f
rère et toi rentriez ranger vos chambres et vous préparer pour le dîner de ce soir !
- On
arrive d'ici quinze minutes.

Quand je raccrochai, je remar
quai que le fou rire de Maïly s'était calmé. Je lui expliquai alors que nous devions rentrer, mais que nous reviendrions pour le dîner de ce soir. Ma petite s½ur de c½ur se leva alors, me tendit la main pour m'aider à me relever puis me pris dans ses bras, m'étreignant aussi fort qu'elle le pouvait, sa tête posée contre mon torse : elle était toute petite à côté de moi, je devais mesurer vingt centimètres de plus qu'elle. Au bout de quelques instants, elle se décolla de moi, je lui proposai alors d'aller chercher Tom ensemble. Elle acquiesça et commença à ramasser ses affaires. Lorsqu'elle les eut toutes dans ses bras, je passai mes bras derrière ses genoux et son dos pour la porter comme une petite princesse. Sa légèreté m'étonna.
-
Maïly, ça t'arrive de manger et de grossir ?
- Pourquoi tu m
e poses cette question ?
- Tu
es vraiment légère...
- Hey,
tu peux parler ! Tu as vu comme tu es maigre ?

Sur ce, elle
me pinça la joue comme le ferait une grand-mère et rie, je ne mis qu'une fraction de seconde à rire avec elle. Nous arrivions au palier quand la porte s'ouvrit : c'était mon jumeau, son sourire éternellement enjôleur collé à son visage. Je déposai Maïly - qui me fit un petit bisou pour me remercier de cette ballade - et montai chercher Gustav et Georg.


Point de vue de Maïly :


Bill p
arti, je pensais que Tom reprendrait son petit manège habituel, mais il n'en fût rien. Tant mieux, cela avait le don de me mettre mal à l'aise. Il me parla de la soirée de ce soir, m'assurant qu'on allait bien s'amuser tous ensemble, et qu'il avait hâte d'y être. Après ces quelques paroles échangées, il m'embrassa sur la joue, mais quand même au coin de mes lèvres, je rosie légèrement à cette pensée. Tom s'en alla ensuite sans attendre les autres. Peut être était il une de ses personnes qui ont parfois besoin d'être seules, pour réfléchir tranquillement, et, bien que le caractère de Tom ne le montrai pas au premier abord, j'étais sûre d'avoir raison. Il remontait doucement l'allée jusqu'au portail tandis que je le suivais du regard. Quand Bill, Gustav et Georg sortirent sur le grand perron, Tom venait de disparaître à l'angle de la rue. Les garçons me dirent que l'on se reverrait le soir même, Georg et Gustav m'embrassèrent, et Bill me serra fort dans ses bras une fois de plus. Qu'est ce que je l'adorais mon grand frère...



Voilà encore un chapitre fini, désolée pour le petit retard. Dites moi ce que vous en pensez.
Gros bisous à tous, et merci pour vos commentaires d'encouragement.
Laissez vos adresses de blog, je passerais faire un tour et laisser des commentaires.


Désolée si la suite se fait un peu attendre, elle devrait arriver bientôt, je n'ai pas encore eu le temps de "coucher mes idées sur le papier". Merci pour vos commentaires, ça me fait vraiment plaisir! BISOUS !
# Posté le vendredi 23 février 2007 16:41
Modifié le dimanche 25 février 2007 18:13