Le lendemain matin, on frappa doucement à la porte de la chambre Maïly.
- Maïly chérie, réveille toi.
- Bonjour maman, répondit elle.
- Ce soir, nous allons organiser un repas, pour mieux connaître nos voisins, nous ne sommes même pas passés les voir pour nous présenter, c'est un manque de politesse je trouve.
- Bonne idée, mes amis vont bientôt arriver, on va aller à la piscine.
- Je suis contente que tout se passe bien pour toi poussin. Je t'avais bien dit que tu te ferais vite de nouveaux amis.
- Oui... bon, je vais me préparer.
- Je t'ai préparé ton petit déjeuner. Descend quand tu veux. Je vais travailler. Je t'aime mon c½ur.
- Moi aussi maman. Bonne journée.
Sur ces douces paroles, Kimberley embrassa sa fille et sortit de sa chambre. Maïly se leva péniblement, et, après avoir câliné Oliver, se rendit dans sa douche. L'eau coula doucement sur sa peau ; à chaque fois que Maïly était dans l'eau, elle se sentait revivre, si bien qu'elle mit 20 bonnes minutes avant d'arriver à sortir. Elle se dirigea ensuite vers son dressing, choisit un bikini blanc brodé avec des fils or qui faisaient ressortir son bronzage doré. Elle releva ses longs cheveux (qui avaient d'ailleurs éclaircis) à l'aide d'un pic à cheveux blanc, autour duquel s'enroulait une spirale dorée, comme un fil d'or. Elle descendit prendre son petit déjeuner au bord de la piscine : au menu : croissant, jus d'orange. Après avoir tout débarrassé, elle s'allongea au bord de la piscine, sur l'un des nombreux transats. C'est alors qu'Ashley l'appela.
- Allô Maïly ?
- Oui, qu'est ce qu'il y a Ashley ?
- Tu pourrais nous ouvrir le portail s'il te plaît ?
- Ah mince, ma mère a oublié de le laisser ouvert ! J'arrive tout de suite.
Maïly couru jusque dans le hall d'entrée où elle poussa le bouton qui permettait d'actionner l'ouverture du portail. Deux minutes plus tard, ses amis étaient là seule manquait à l'appel Jade, ce qui n'était vraiment pas grave réflexion faite.
Bill sauta sur elle pour lui dire bonjour. Il était vraiment très affectueux envers elle et Maïly l'appréciait beaucoup. Tom, lui, se pencha doucement pour lui déposer un léger baiser sur la joue. Gustav et Georg lui firent tous deux la bise. Quand à Ashley, elle, lui sauta au cou sous le regard amusé des garçons. Ils se dirigèrent alors tous vers la piscine. Ils s'amusèrent dans la piscine pendant deux heures, Bill prenait Tom sur ses épaules, Gustav montait sur celles de Georg, commençait alors un combat hilarant, les filles jouaient les arbitres. Puis, Gustav et Georg prirent la place des arbitres pendant qu'Ashley montait sur les épaules de Bill et Maïly sur celles de Tom. Ashley parti rapidement à l'eau, en effet, Maïly possédait cinq centimètres de plus qu'Ashley et Tom, pourtant plus petit que Bill, était légèrement plus musclé, tout du moins, moins maigre. La première manche était gagnée par l'équipe de Maïly. Dans la deuxième manche, alors que Maïly prenait l'avantage sur Ashley une fois de plus, Tom dérapa sur le sol et la pyramide Tom/Maïly s'effondra sous les rires des arbitres et de l'équipe adverse. Quand Maïly refit surface, Tom la regarda d'un air canaille, et se mit à rire quand elle lui fit un grand sourire. Il aida sa coéquipière à remonter sur ses épaules pour disputer la manche décisive. Georg siffla le début du troisième round ; les deux jeunes filles se saisirent par les mains et commencèrent à se pousser mutuellement. C'est le moment que choisit Tom pour chatouiller Bill, et la pyramide Bill/Ashley s'effondra. Sous les rires de tout le monde.
- Ca compte ? demanda Bill qui venait de sortir sa tête de l'eau.
- Ben oui acquiesça Gustav.
- Tous les coups sont permis ! ajouta Georg.
- Maïly ! On a gagné !
En poussant ce cri de joie, Tom sauta en l'air, et, dans son mouvement projeta Maïly dans l'eau...
- Oups...se crispa le jeune homme.
Maïly remonta à la surface.
- Excuse moi Maïly, j'ai pas fait exprès, tu...tu es tellement légère, que j'avais oublié que tu étais sur mes épaules !
- Comment est ce que l'on peut oublier 50 kilos sur ses épaules ! Tu m'expliques ?
- C'est parce que je suis super musclé, dit il en plongeant son regard dans celui de la jeune fille, et en accrochant un sourire charmeur à ses lèvres.
Maïly se sentie rougir, elle se retourna alors en haussant les épaules et partit s'allonger à côté d'Ashley, sur un transat, pour sécher avant le déjeuner. Les garçons décidèrent alors de jouer avec le baby foot que Maïly avait sorti pour l'occasion et avait installé à l'ombre d'un arbre. En passant à côté de Maïly, Tom lui murmura quelques mots à l'oreille.
- Tu es magnifique avec ce maillot. Tu ne voudrais pas qu'on aille...s'amuser ?
- Cause toujours Tom, je ne t'écoute pas, et je ne cèderai pas...répondit la jeune fille d'un souffle.
- C'est ce qu'on verra dit il, le sourire coquin accroché aux lèvres en lui lançant un clin d'½il. Tu veux que je te passe de la crème ? Je ne voudrais pas que tu attrapes un coup de Soleil tu sais ...
- Non, merci. Tu en profiterais, je commence à te connaître... Et puis je ne peux pas faire ça à mon amie Jade... Gustav ? Tu pourrais me mettre de la crème solaire s'il te plaît ? Tom ne voudrait pas que j'attrape un coup de soleil.
- Pas de problème répondit il en arrivant.
- Je ne suis pas jaloux, tu sais, quand je t'aurai montré ce que je sais faire, tu ne voudras plus personne d'autre ma chérie...lui susurra t'il.
- Je n'en doute pas, mon prince charmant en herbe. Mais je suis loin d'être folle de toi, ne l'oublie pas...
Gustav arriva sur ces entre faits et Tom parti rejoindre son frère et Georg au baby. Le reste de la matinée se passa comme précédemment, ils rirent beaucoup. Après le déjeuner, Ashley dû partir faire les courses hebdomadaires avec sa mère. Les garçons quand à eux demandèrent à Maïly s'ils pouvaient faire une courte sieste, afin d'être frais et dispos pour le dîner de ce soir. La jeune fille leur demanda alors de la suivre. Elle les conduisit au premier étage, leur attribuant à chacun une chambre, avec vue sur le jardin qui se trouvait devant la maison, leur indiquant également où se trouvait sa chambre et leur assurant qu'ils pourraient venir la voir si quelque chose n'allait pas. Ceci fait, elle se dirigea vers sa chambre avec l'intention de se relaxer un peu elle aussi. Pour ce faire, elle se fit couler un bain dans son jacuzzi, en ajoutant une forte dose de bain moussant, et en attendant que le bassin soit rempli, elle passa dans son dressing pour choisir les vêtements qu'elle enfilerait à sa sortie. Maïly opta pour un short en jean (peut être un peu trop moulant d'ailleurs, mais bon, tant pis...) et un débardeur chemisier blanc, qui fermait à l'aide de pressions. Elle choisit ses ballerines blanches, qui s'attachaient à la cheville grâce à deux rubans blancs satinés. Elle se rendit ensuite dans sa salle de bain où son jacuzzi était fin prêt, avec toute la mousse qu'elle aurait pu espérer dedans !
Elle se glissa en douceur dans son jacuzzi, retrouvant alors son élément. Sans s'en apercevoir, cinq minutes après que qu'elle ait activé les remous, Maïly s'endormit.
Elle n'entendit alors pas quelqu'un frapper doucement à la porte. Le visiteur n'ayant pas obtenu de réponse se faufila à pas de loup à l'intérieur de la pièce. Il se dirigea vers les parois embuées de la salle de bain et entra sans faire le moindre bruit. Une lueur féline apparut dans les yeux de Tom quand il aperçut la jeune fille entourée de mousse, l'envie de la rejoindre augmentait de plus en plus dans sa tête, mais effaça cette idée, ce n'était pas drôle si elle dormait, elle ne pourrait pas le supplier de ne pas rentrer... aucun intérêt, et puis, il y avait Jade... Il s'assit alors sur le rebord en bois exotique du jacuzzi et contempla la jeune fille endormie.
Point de vue de Maïly :
J'étais toute seule, face à un grand mur blanc. D'étranges rayures noires s'étendaient sur l'immaculé, puis, lentement, elles se mirent à se mouvoir, laissant apparaître des grandes sphères brunes. Je compris alors que les rayures étaient en fait les longs cils de deux paupières closes qui s'ouvraient lentement, dévoilant deux pupilles noisette qui me fixaient avec une intensité étonnante. Cette vision me surpris tellement que mon subconscient déclencha le signal du réveil. Quand j'ouvrai les yeux, une main se plaqua sur ma bouche pour étouffer mon cri de stupeur. Les mêmes yeux que ceux de mon rêve me fixaient, avec la même intensité, nuancée d'une lueur de désir. A cette pensée, je me sentais rougir et devins couleur piment en me rappelant que j'étais nue dans ce bain ! Le propriétaire de cette main si douce se décida enfin à libérer mes lèvres.
- Tom ! Depuis quand es tu là ?
- Je ne sais pas, cinq ou dix minutes peut être, avoua t'il en redoublant l'intensité de son regard.
- Ça ne te gène pas outre mesure évidemment, que je sois nue sous cette mousse !
- Pas vraiment non, mais je dirai, à en juger la couleur que ton visage a pris, que c'est toi que ça dérange. Peut être voudrais tu que je me mette plus à l'aise ?
- Non, je n'en ai pas vraiment envie. Je voudrais juste que tu me laisses sortir de ce jacuzzi maintenant.
- Mais, je ne t'empêche pas d'émerger ma sirène...
- Tom ! Je n'ai pas envie que tu me voie nue figure toi !
- Mais moi j'en ai très envie. Aller, on fait un échange. Je te montre mon corps d'Apollon et tu sors de ce bain de mousse devant moi.
- Tu rêves. Vas m'attendre dans ma chambre !
- Ah, ok, je comprends, c'est le côté salle de bain qui te plaît pas ? Tu préfères faire ça dans le lit...
- Ne te fais pas d'illusion prince charmant en herbe, je t'ai déjà dit que toi et moi, ça ne se ferait pas...
- Ta bouche est une menteuse, alors que tes yeux me disent la vérité. Et la vérité c'est que je te fais craquer...
Sur ces paroles pleines d'assurance, il se pencha vers moi, et, pour la troisième fois en deux jours, ses lèvres de velours se posèrent sur les miennes. Je réprimais alors un frisson qui venait naître le long de ma colonne vertébrale. Heureusement, Tom ne s'en rendit pas compte et libéra mes lèvres de la froideur de son piercing, avant de se rendre dans ma chambre, un petit sourire satisfait accroché à son visage. Quand je fus certaine qu'il ne m'espionnait plus, je sortis du jacuzzi pour enfiler mon épais peignoir de coton blanc. Je passai alors dans mon dressing pour m'habiller et en sortis 5 minutes plus tard. Quand je revins dans ma chambre, je retrouvai Tom, endormi sur mon lit. On l'aurait facilement confondu avec un ange... Je le regardai un instant, puis me rendis dans ma bibliothèque pour emprunter un livre de poésie. Ceci fait, je passai rapidement prendre une grande couverture de coton blanc dans une armoire du dressing de ma mère et sortis dans le jardin qui se trouvait devant la maison pour aller m'installer à l'ombre d'un grand arbre au feuillage dense. Je m'appuyai alors contre son imposant tronc et ouvrai le recueil, cherchant le poème, écrit par Rimbaud qui me plaisait le plus : « Roman ».
Roman.
On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
-On va sous les tilleuls verts de la promenade.
Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juins !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits, - la ville n'est pas loin, -
A des parfums de vigne, des parfums de bière...
- Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur sombre, encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...
Nuit de juin ! Dix sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête...
Le c½ur fou Robinsonne à travers les romans,
- Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'ombre du faux-col effrayant de son père...
Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif...
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...
Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août.
Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire... !
- Ce soir là...- vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade...
- On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.
Point de vue omniscient :
Quand Maïly eut fini de lire ce poème, elle entendit des bruits de pas dans l'herbe. Bill vint s'asseoir à côté d'elle, un sourire d'ange accroché aux lèvres.
- Tu aimes lire Maïly ?
- Oui, beaucoup. C'est une de mes passions... et toi ?
- Oui, j'aime aussi. Qu'est ce que tu lis ? Oh ! De la poésie ! J'adore !
Il s'interrompit quelques instants pour découvrir la poésie que la jeune fille lisait une minute plus tôt.
- A la première lecture, cette poésie me fait beaucoup penser à Tom...
- Tu trouves ?
- Ouais, en parlant de lui d'ailleurs, il ne t'embête pas trop j'espère ?
- Non, non ça va. On se taquine, rien de gênant
Bill remarqua alors que le regard de la jeune fille semblait s'être perdu au loin ; ses yeux s'embuèrent l'espace d'un instant, puis, se sentant observée, elle secoua légèrement la tête avant de se retourner face à Bill pour lui adresser un grand sourire triste.
- Maïly, qu'est ce qu'il se passe ?
- Rien, ce n'est rien du tout.
- Tu sais, tu peux me parler si quelque chose ne vas pas, je te considère comme ma petite s½ur, et j'espère que tu me fais confiance ?
- Oh, Bill, moi aussi je t'adore...dit elle en se jetant dans ses bras, je sais que je peux te faire confiance, simplement, je ne sais pas trop ce que j'ai en ce moment, c'est sûrement la France qui me manque, et puis, je vous suis tellement reconnaissante, vous êtes si gentils avec moi, vous m'avez accueillit tellement vite dans votre groupe, ça...c'est merveilleux...
Bill la berça doucement et l'embrassa sur le front en fredonnant une chanson en allemand. Maïly s'endormit alors dans ses bras.
Point de vue de Bill :
Elle s'était endormie. Je voyais bien que quelque chose n'allait pas mais je ne voulais pas la brusquer, elle m'en ferait part quand elle en aurait envie. Une boule de poils blanche vint nous rejoindre sur la couverture en ronronnant, et se roula en boule tout contre la jeune fille. Je souris affectueusement à son visage d'ange, elle était tellement extraordinaire, et généreuse, même Gustav s'était épanoui immédiatement à son contact, lui pourtant d'un naturel si timide. Elle avait réussi, inconsciemment à percer la solide carapace qu'il avait érigée entre lui et le monde extérieur pendant de nombreuses années. Seuls les membres du groupe et quelques autres personnes savaient réellement qui il était, Maïly faisait à présent partie de ces privilégiés. Après l'avoir regardé longuement, je repris son livre de poésie et commençai à lire. Je la voyais froncer les sourcils, me demandant de quoi elle pouvait rêver pour avoir l'air aussi contrariée. Peut être cela avait il un rapport avec Tom ? Bien qu'elle m'ait assuré le contraire, je voyais bien le petit manège de mon frère, on était jumeaux après tout, je ressentais tout ce qu'il pensait.
Hier soir, je sais qu'il n'est pas retourné chercher son téléphone chez Ashley, il est allé rejoindre Maïly. Qu'a-t-il fait ? Et Jade qu'il prend pour une imbécile, en même temps, je ne l'aime pas. Ce n'est qu'une blonde écervelée qui couche avec mon frère. Le pire dans l'histoire, c'est qu'elle ne le connaît même pas, mais je sens qu'elle commence à l'aimer. Il va lui briser le c½ur, je le sais, je sens qu'il commence à s'en lasser ; j'ai bien tenté de le lui faire comprendre, mais elle m'a dit que je me trompai, que Tom l'aimait ! Elle ne le cerne vraiment pas, et en plus, ne doit pas savoir lire : tous les magazines « people » parlent de la façon qu'à mon frère de gérer ses aventures...
Maïly dormait maintenant plus paisiblement, sa tête appuyée sur mes jambes ; apparemment, son mauvais rêve était terminé.
Deux heures plus tard, alors que j'étais plongé dans la lecture du « Bateau ivre », je la sentis remuer. Elle ouvrit péniblement les yeux, ses paupières semblaient encore lourdes de sommeil. Elle se releva doucement pour s'appuyer sur mon épaule et murmura « merci de ne pas m'avoir réveillé, je t'adore mon grand frère... ». Je lui souris alors timidement, cela la fit rire, et elle commença à me faire des chatouilles, j'ai horreur des chatouilles, je les crains terriblement...
- Maïly, je t'en prie, arrête ! essayais je d'articuler en tentant de reprendre ma respiration.
Elle me laissa deux secondes de répit, mais c'était une de trop...Je lui sautais dessus à mon tour, la chatouillant. Un quart d'heure plus tard, nous étions tous les deux allongés sur la couverture, le fou rire nous avait pris et ne semblait pas vouloir nous lâcher. Mon téléphone vibra dans la poche de mon jean, je le sorti délicatement, c'était ma mère.
- Allô ?
- Bill, je voudrais que ton frère et toi rentriez ranger vos chambres et vous préparer pour le dîner de ce soir !
- On arrive d'ici quinze minutes.
Quand je raccrochai, je remarquai que le fou rire de Maïly s'était calmé. Je lui expliquai alors que nous devions rentrer, mais que nous reviendrions pour le dîner de ce soir. Ma petite s½ur de c½ur se leva alors, me tendit la main pour m'aider à me relever puis me pris dans ses bras, m'étreignant aussi fort qu'elle le pouvait, sa tête posée contre mon torse : elle était toute petite à côté de moi, je devais mesurer vingt centimètres de plus qu'elle. Au bout de quelques instants, elle se décolla de moi, je lui proposai alors d'aller chercher Tom ensemble. Elle acquiesça et commença à ramasser ses affaires. Lorsqu'elle les eut toutes dans ses bras, je passai mes bras derrière ses genoux et son dos pour la porter comme une petite princesse. Sa légèreté m'étonna.
- Maïly, ça t'arrive de manger et de grossir ?
- Pourquoi tu me poses cette question ?
- Tu es vraiment légère...
- Hey, tu peux parler ! Tu as vu comme tu es maigre ?
Sur ce, elle me pinça la joue comme le ferait une grand-mère et rie, je ne mis qu'une fraction de seconde à rire avec elle. Nous arrivions au palier quand la porte s'ouvrit : c'était mon jumeau, son sourire éternellement enjôleur collé à son visage. Je déposai Maïly - qui me fit un petit bisou pour me remercier de cette ballade - et montai chercher Gustav et Georg.
Point de vue de Maïly :
Bill parti, je pensais que Tom reprendrait son petit manège habituel, mais il n'en fût rien. Tant mieux, cela avait le don de me mettre mal à l'aise. Il me parla de la soirée de ce soir, m'assurant qu'on allait bien s'amuser tous ensemble, et qu'il avait hâte d'y être. Après ces quelques paroles échangées, il m'embrassa sur la joue, mais quand même au coin de mes lèvres, je rosie légèrement à cette pensée. Tom s'en alla ensuite sans attendre les autres. Peut être était il une de ses personnes qui ont parfois besoin d'être seules, pour réfléchir tranquillement, et, bien que le caractère de Tom ne le montrai pas au premier abord, j'étais sûre d'avoir raison. Il remontait doucement l'allée jusqu'au portail tandis que je le suivais du regard. Quand Bill, Gustav et Georg sortirent sur le grand perron, Tom venait de disparaître à l'angle de la rue. Les garçons me dirent que l'on se reverrait le soir même, Georg et Gustav m'embrassèrent, et Bill me serra fort dans ses bras une fois de plus. Qu'est ce que je l'adorais mon grand frère...
Voilà encore un chapitre fini, désolée pour le petit retard. Dites moi ce que vous en pensez.
Gros bisous à tous, et merci pour vos commentaires d'encouragement.
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Désolée si la suite se fait un peu attendre, elle devrait arriver bientôt, je n'ai pas encore eu le temps de "coucher mes idées sur le papier". Merci pour vos commentaires, ça me fait vraiment plaisir! BISOUS !